«Tout travail tend à se dilater pour remplir le temps disponible.»
– Cyril Northcote Parkinson
On présume généralement que si on consacre beaucoup de temps à une tâche, on pourra accomplir beaucoup, et peut-être même prendre un peu d’avance. Mais avez-vous remarqué que ce n’est pas toujours le cas? Qu’en fait, c’est parfois même le contraire? On dirait que lorsqu’on consacre beaucoup de temps à une chose, on tend à se créer toutes sortes de doutes, de questionnements et de problèmes inutiles pour l’utiliser au complet. On est donc occupé… mais pas nécessairement productif. En fait, on aurait pu accomplir la même chose trois fois plus vite.
D’une certaine façon, ce n’est pas le temps que l’on a à notre disposition qui détermine nos résultats, mais notre niveau d’énergie. Et souvent, le fait d’avoir relativement peu de temps pour accomplir une chose nous rend justement plus vifs, plus vibrants. C’est comme si notre énergie était intensifiée et mieux canalisée, sachant qu’avec de tels délais, on a plus ou moins le choix qu’elle le soit. Oh, et on ne fait pas qu’accomplir davantage, bien sûr… On est plus joyeux, aussi. Car personne n’aime se sentir mollasse, dispersé dans une grande flaque de temps.
Ainsi, plutôt que de vous culpabiliser parce que vous n’utilisez pas votre temps efficacement, peut-être pouvez-vous vous donner simplement des délais un peu plus serrés, et profiter pleinement du temps qu’il vous reste à côté. Et si vous avez tendance à tout faire à la dernière minute, peut-être pouvez-vous accepter enfin que ce soit le cas, plutôt que de vous juger et de passer une foule d’heures à faire plus ou moins semblant de travailler. Car prendre de l’avance est peut-être l’idéal… mais lorsqu’on attend à la dernière minute, on réussit souvent à tout faire pendant la minute en question, comme vous l’avez peut-être remarqué. ;-)
Bonne journée!
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